mercredi 17 octobre 2012

Maraîchage : ça continue!

Qui l'aurait cru? J'ai survécu à ma deuxième semaine!
Ok j'ai quelques courbatures, des bleus et des égratignures en pagaille, mais je vais bien! ;-)

Cette semaine, j'ai pour la première fois fait des plantations. 780 pieds de blettes à planter à 4, c'est du boulot! Et franchement, pour moi qui ne raffole pas de ce légumes, ça n'a pas été l'activité la plus sympa de la semaine...
Enfin, plus sympa quand même que la journée dans les pieds de tomates! Jeudi matin, à 4 nous avons dû cueillir 60kg de tomates. Enfin quand je dis cueillir, je suis gentille, ça a rapidement tourné à la chasse au trésor notre affaire. C'est la fin de la saison, alors pas simple de trouver des tomates mûres, mais pas trop quand même pour supporter d'arriver intactes chez les adhérents.
Résultat, 3h30 de cueillette pour arriver à faire le compte. Je préfère même pas calculer le coût de la main d'oeuvre, je crois que ça fait cher le kilo de tomates!
Mais ce n'était que le début de la journée spéciale tomates. Nous avons passé les 3h suivantes à arracher les pieds de tomates qui ne donnaient plus. Et après la chasse aux tomates, ce fut la chasse aux liens en plastique qui attachent les pieds aux fils qui les maintiennent. Dans des pieds de 2m de haut, gros comme 2 ou trois fois mon pouce, je vous assure que ça n'a rien à voir avec une chasse aux oeufs de pâques! Quoi que, après il a fallu ramasser les tomates tombées au sol...
La seule consolation de cette triste journée a été de faire courir les moutons : lancez-leur des tomates ("aïe, pas sur la tête" disait Coluche) et ils courent comme des toutous!
Bon, je peins un tableau un peu noir là. En réalité, c'est dans ce genre de galère qu'on a la meilleure ambiance. La journée a été le théâtre de nombreuses blagues et de pas mal de solidarité.

Pour débuter la troisième semaine, on a fini d'arracher les pieds de tomates, d'enlever les fils qui les maintenaient et j'ai eu la chance d'aider à suspendre les tuyaux d'irrigations 'goutte à goutte' à 2m du sol, à bout de bras! J'avoue, mon dos a très peu apprécié.
Et puis il y a eu aussi des choses sympa, comme des heures de lavages de légumes, à la main, dans la vieille baignoire du Jardin.
Il faut dire que les moyens sont limités, on lave manuellement des centaines de kilos de légumes chaque semaine, dans une baignoire de récupération, posée sur des palettes, pour être à hauteur. Et comme on ne peut pas être plus de 6 autour de la baignoire, c'est une activité qui peut prendre beaucoup de temps!
On lave de nombreux légumes : les radis, les radis noirs, les betteraves, les carottes, les panais, les blettes... et surement d'autres, mais je n'ai pas encore tout vu.
Bien entendu, avant de les laver, on ramasse les légumes. Cueillir des betteraves ou des radis (roses, noirs...) c'est assez simple, on tire dessus et ça vient tout seul ou presque. Mais quand on s'attaque aux carottes et surtout aux panais, ça peut tourner à la galère. Quand le sol est sec on n'enfonce pas si facilement la bêche, et quand il est mouillé (voire détrempé comme ces jours-ci) on y casserait aisément l'outil! Et, difficulté supplémentaire, les panais sont très fragiles. Et en plus ils peuvent être très longs, 40cm pour certains, parfois plus! Il a fallu presque une journée à mes collègues pour en sortir 70kg et les laver.
Comme la 'politique' du Jardin est de ne mettre que des légumes de belle qualité dans les paniers, il y a eu des kilos de perte dans les panais. Heureusement, pour ne pas jeter, les salariés sont autorisés à prendre les légumes 'recalés' pour leur consommation personnelle. C'est aussi ça la solidarité de l'insertion.

Voilà pour les deux semaines passées, je dis 'vivement la prochaine!'
:-)


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