mardi 9 juillet 2013

Sirop de menthe poivrée maison


Une recette simplissime et qui vaut largement les produits 'industriels'!

60g de menthe (ou plus selon les goûts)
1 litre d'eau
1 kilo de sucre

Mon premier essai (très concluant!) je l'ai fait avec de la menthe poivrée du jardin.
Il faut prendre uniquement les feuilles (les tiges risquent de donner de l'amertume), les mettre dans un saladier et verser dessus l'eau bouillante.
Ensuite on laisse infuser 12 à 24h.
Puis on filtre, on met dans une casserole avec le sucre et on porte à ébullition quelques minutes pour former le sirop.
Il suffit ensuite de mettre en bouteille et de conserver au frigo.
Attention, même conservé au frigo ce mélange est 'fragile', il vaut mieux le consommer dans le mois qui suit la réalisation.

Pour les adeptes de la 'secte thermomix' (dont je fais désormais partie ;-) ), une petite astuce trouvée sur le net : au lieu de porter à ébullition dans une casserole, mettre l'infusion filtrée et le sucre dans l'appareil et programmer une trentaine de minutes à 80°, vitesse 1 ou 2. Avantage: chauffé moins fortement, le goût et les propriétés de la menthe seront mieux conservés.

Quelle que soit la méthode, vous n'obtiendrez pas un sirop vert 'pétant' comme ceux du commerce, c'est plutôt vert/marron. Si vous voulez vraiment une couleur verte franche il faudra ajouter du colorant alimentaire. Personnellement je ne trouve pas ça nécessaire, le goût est quand même plus important que le visuel.

La prochaine fois, je tente avec de la menthe verte, je pense qu'elle aura un goût de chlorophylle un peu plus prononcé.

Affaire à suivre!
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mercredi 24 octobre 2012

Maraîchage : Il pleut!!


Disons que ce n'est pas nouveau ici, mais il pleut!
Et si c'est bon pour les cultures, ça l'est moins pour les ouvriers maraîchers. Nous avons donc, ces derniers temps, chaussé nos bottes (pas de sept lieues malheureusement), et nous allons régulièrement patauger dans la gadoue. Bien sûr, dans la mesure du possible les encadrants nous font travailler à couvert par temps de pluie, mais parfois, il n'y a pas d'alternative, les légumes doivent être cueillis impérativement, puisque les jours de distribution des paniers sont fixes.


La semaine dernière nous avons ramassé les courges. Il y en a 7 variétés différentes, dont les délicieuse Butternut au goût de beurre et de noisette, les Sucrines du Berry, les potimarrons, les courges galeuses (avec d'horribles 'pustules' sur la peau!!!)...
Nous avons passé toute la matinée de lundi et une partie de l'après midi à les récolter... mais surtout à les transporter! Comme je le disais : il pleut! Et le tracteur ne pouvait pas venir jusqu'au champs où sont plantés les pieds de courges. Nous avons donc mis en caisse et transporté à la main nos précieuses courges jusque sous la serre... à 500m de là, dans la boue (voire des trous d'eau!). Les caisses pesant dans les 30kg chacune, nous les emmenions à deux. Autant la récolte a été rapide et facile, autant le transport a été long et fastidieux! On a même frôlé la révolte : certains pensaient que le tracteur pouvait venir sur une partie du chemin sans s'embourber, les encadrants ne voulaient pas prendre ce risque. Ce fut la journée la plus difficile de la semaine!

Le lendemain nous avons commencé à nettoyer les courges pour les rendre présentables aux clients. C'est aussi l'occasion  de vérifier leur état et de 'sortir' les abîmées. Ce lavage s'est poursuivi sur plus d'une semaine, car nous avons récolté environ 1 tonne de courges.

J'ai aussi participé au semis de navets, à la main. Nous avons chronométré le temps qu'il nous a fallu, afin de justifier l'achat d'un disque pour la semeuse. Résultat sans appel : près de 3h à deux pour un semis qui prendrait 1h maximum à une personne avec la semeuse!

Et nous avons commencé la récolte de tous les radis noirs pour les stocker en pal-box pour l'hiver. La récolte complète à pris deux semaines. Car en plus de les sortir de terre, nous coupons les fanes (qui pourriraient lors du stockage), nous lavons les radis dans l'unique baignoire du Jardin (en alternance avec les légumes de la semaine à mettre dans les paniers) et nous les mettons à sécher avant de les mettre dans les box.
Après viendront toutes les betteraves et tous les céleris... Je n'ai pas vraiment hâte! ;-)

Pour terminer la semaine, j'ai aidé à "préparer les paniers". Chaque semaine, il faut composer les paniers des tous les adhérents.
Les encadrants déterminent le contenu du panier en fonction du prix des légumes (il y a des paniers à 10€ et des paniers à 15€).
Ensuite nous pesons les quantités demandées de chaque légume, les mettons en sachet ou en sac et les déposons dans les sacs ("paniers") de chaque famille.
Les "paniers" sont ensuite acheminés en camionnette vers les divers points de livraison du Jardin.
La préparation des paniers est parfois longue (en fonction du nombre de paniers à réaliser et du nombre variable de légumes selon les semaines, entre 4 et 7 par type de panier) et demande une bonne organisation. C'est une activité qui me plait particulièrement. C'est moins 'physique' que certaines récoltes, moins pénible que d'avoir les mains dans l'eau quand dehors il fait froid et ça demande un peu de réflexion. J'espère faire ça régulièrement.

Ma semaine s'est achevée par du ménage. En effet, chaque jeudi entre 15h et 16h, deux d'entre nous nettoient les vestiaires, le bureau des encadrants et la salle de pause. Et au risque de me répéter : il pleut!!! Le lavage des sols a été une épreuve! Mais nous avons triomphé de la boue juste à temps pour partir à l'heure.
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mercredi 17 octobre 2012

Maraîchage : ça continue!

Qui l'aurait cru? J'ai survécu à ma deuxième semaine!
Ok j'ai quelques courbatures, des bleus et des égratignures en pagaille, mais je vais bien! ;-)

Cette semaine, j'ai pour la première fois fait des plantations. 780 pieds de blettes à planter à 4, c'est du boulot! Et franchement, pour moi qui ne raffole pas de ce légumes, ça n'a pas été l'activité la plus sympa de la semaine...
Enfin, plus sympa quand même que la journée dans les pieds de tomates! Jeudi matin, à 4 nous avons dû cueillir 60kg de tomates. Enfin quand je dis cueillir, je suis gentille, ça a rapidement tourné à la chasse au trésor notre affaire. C'est la fin de la saison, alors pas simple de trouver des tomates mûres, mais pas trop quand même pour supporter d'arriver intactes chez les adhérents.
Résultat, 3h30 de cueillette pour arriver à faire le compte. Je préfère même pas calculer le coût de la main d'oeuvre, je crois que ça fait cher le kilo de tomates!
Mais ce n'était que le début de la journée spéciale tomates. Nous avons passé les 3h suivantes à arracher les pieds de tomates qui ne donnaient plus. Et après la chasse aux tomates, ce fut la chasse aux liens en plastique qui attachent les pieds aux fils qui les maintiennent. Dans des pieds de 2m de haut, gros comme 2 ou trois fois mon pouce, je vous assure que ça n'a rien à voir avec une chasse aux oeufs de pâques! Quoi que, après il a fallu ramasser les tomates tombées au sol...
La seule consolation de cette triste journée a été de faire courir les moutons : lancez-leur des tomates ("aïe, pas sur la tête" disait Coluche) et ils courent comme des toutous!
Bon, je peins un tableau un peu noir là. En réalité, c'est dans ce genre de galère qu'on a la meilleure ambiance. La journée a été le théâtre de nombreuses blagues et de pas mal de solidarité.

Pour débuter la troisième semaine, on a fini d'arracher les pieds de tomates, d'enlever les fils qui les maintenaient et j'ai eu la chance d'aider à suspendre les tuyaux d'irrigations 'goutte à goutte' à 2m du sol, à bout de bras! J'avoue, mon dos a très peu apprécié.
Et puis il y a eu aussi des choses sympa, comme des heures de lavages de légumes, à la main, dans la vieille baignoire du Jardin.
Il faut dire que les moyens sont limités, on lave manuellement des centaines de kilos de légumes chaque semaine, dans une baignoire de récupération, posée sur des palettes, pour être à hauteur. Et comme on ne peut pas être plus de 6 autour de la baignoire, c'est une activité qui peut prendre beaucoup de temps!
On lave de nombreux légumes : les radis, les radis noirs, les betteraves, les carottes, les panais, les blettes... et surement d'autres, mais je n'ai pas encore tout vu.
Bien entendu, avant de les laver, on ramasse les légumes. Cueillir des betteraves ou des radis (roses, noirs...) c'est assez simple, on tire dessus et ça vient tout seul ou presque. Mais quand on s'attaque aux carottes et surtout aux panais, ça peut tourner à la galère. Quand le sol est sec on n'enfonce pas si facilement la bêche, et quand il est mouillé (voire détrempé comme ces jours-ci) on y casserait aisément l'outil! Et, difficulté supplémentaire, les panais sont très fragiles. Et en plus ils peuvent être très longs, 40cm pour certains, parfois plus! Il a fallu presque une journée à mes collègues pour en sortir 70kg et les laver.
Comme la 'politique' du Jardin est de ne mettre que des légumes de belle qualité dans les paniers, il y a eu des kilos de perte dans les panais. Heureusement, pour ne pas jeter, les salariés sont autorisés à prendre les légumes 'recalés' pour leur consommation personnelle. C'est aussi ça la solidarité de l'insertion.

Voilà pour les deux semaines passées, je dis 'vivement la prochaine!'
:-)


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samedi 29 septembre 2012

Jardins de Cocagne, un réseau d'insertion pas comme les autres

Aujourd'hui je vous présente le Réseau des Jardins de Cocagne. Ou comment faire 'pousser' de la solidarité.

Comme je ne peux pas mieux présenter les choses, voici comment le réseau se définit sur son site internet (www.reseaucocagne.asso.fr) :
"Les Jardins de Cocagne sont des jardins maraîchers biologiques à vocation d'insertion sociale et professionnelle.
A travers la production et la distribution de légumes biologiques, sous forme de paniers hebdomadaires, à des adhérents-consommateurs, ces Jardins permettent à des adultes en difficulté de retrouver un emploi et de (re)construire un projet personnel."
Et pour vous donner une idée de l'ampleur de l'action de ce réseau, voici quelques chiffres, également tirés du site internet de l'association:
120 Jardins en activité
20 jardins en projet
4000 jardiniers
20000 familles d'adhérents
700 encadrants
1500 bénévoles

Il y a plus d'un an et demi, j'étais à la recherche, pour mon commerce bio, d'un maraîcher local pouvant me fournir des paniers de légumes un peu dans le style d'une AMAP (Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne, www.reseau-amap.org), mais avec plus de souplesse.
Sur les conseils d'une amie, j'ai contacté Soli-Bio, un Jardin du Réseau Cocagne, situé à environ 30km de ma boutique. Nouvellement créé, ce jardin cherchait des lieux de livraison pour ses paniers de légumes et j'ai sauté sur l'occasion. Quoi de mieux que des légumes variés, de saison, fraichement cueillis, locaux, bio et aidant des personnes à s'insérer (ou se réinsérer) dans la vie professionnelle? J'avais décroché le jackpot : proposer un produit en adéquation avec les attentes de mes clients et avec mes convictions personnelles!
En échange de mon implication dans le recrutement de nouveaux adhérents et autres menues tâches administratives, j'ai eu droit à un panier de légumes hebdomadaire.

J'ai toujours trouvé amusant ce système de paniers 'surprise' où on découvre chaque semaine les légumes qu'on va manger, au dernier moment.
Avec Soli-Bio, nous avons la chance d'avoir une grande variété de légumes (exceptionnellement des fruits, mais la plaine de Beauce n'est pas propice à la culture des fruits... malheureusement!), et nous allons de découverte en découverte. Connaissez-vous les radis 'glaçon'? Les choux-rave? Les courges 'butternut et 'spaghetti'? Les tomates 'noires de Crimée' et 'cornues des Andes'? Les concombres 'd'Arménie'? Ce sont certaines des excellentes découvertes que nous avons fait au fil du temps grâce ces paniers hebdomadaires.
Et je ne vous parle même pas de la fraîcheur des légumes! Vous mangez souvent de la mâche qui se conserve 10 jours au frigo sans s'altérer? Rien que pour ça on aurait envie de devenir locavore!

Mais concrètement, ça fait quoi un Jardin de Cocagne?
Concrètement, c'est une association qui emploi des personnes en difficulté sociale et/ou professionnelle, généralement pour 6 mois à 2 ans et qui forme, par le biais d'encadrants professionnels, ces personnes au maraîchage biologique. La finalité n'est pas de former des maraîchers bio, mais de permettre aux salariés en insertion de (re)découvrir l'emploi et de formuler au fil du temps un projet professionnel. Si certains sortent malheureusement du système sans débouchées concrètes, un certain nombre part en formation ou retrouve un emploi stable à la fin ou même en cours de contrat.

Encore plus concrètement... Eh bien c'est ce que je me propose de vous raconter, semaine après semaine, puisque désormais je suis moi-même en contrat d'insertion chez Soli-Bio pour les 6 prochains mois!

Alors à bientôt, et n'hésitez pas à commenter et à poser des questions.

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Le maraîchage biologique : mon nouveau métier


Depuis quelques jours, je ne suis plus seulement commerçante bio mais aussi maraîchère bio.

Le hasard fait bien les choses! ;-) Il me fallait un nouveau métier et dans le bio par ici y a rien ou presque. Alors comme l'association d'insertion qui livre des légumes bio à ma boutique recherchait des salariés à temps partiel, je me suis lancée. Je vous expliquerai très prochainement en quoi consiste ce chantier d'insertion.

Pour mes 2 premiers jours, je n'ai pas trop à me plaindre, ils ont été sympa avec moi, j'ai fait plein de choses, toutes intéressantes et pas trop dures physiquement.

J'ai cueilli , ramassé et même glané des légumes : maïs doux, tomates, pommes de terre, radis noirs et oignons.
J'ai semé des radis roses.
J'ai arraché des pieds de maïs et désherbé (à la binette et à la main) des blettes et des fenouils.
Et j'ai nourri les moutons et la vache! Ces braves bêtes, qui appartiennent à un agriculteur voisin, sont le moyen le plus efficace et écologique de se débarrasser des déchets végétaux générés par l'exploitation. Ils mangent absolument tout ce qu'on leur donne : les mauvaises herbes, les fanes, les légumes abimés, les pieds de légumes en fin de vie (tomates, maïs...). Et ils réclament en plus! Dès qu'ils voient une brouette c'est le concert de cris. J'aime beaucoup l'idée de cet échange : l'exploitation n'a pas à gérer un (énorme) tas de compost et le propriétaire des animaux n'a pas beaucoup de dépenses de nourriture à prévoir et en plus ses bêtes mangent bio! Tout le monde y trouve son compte, c'est génial.

Ok, après ces 2 jours j'ai quelques courbatures, 2-3 bleus et égratignures, mais globalement je pensais pas si bien m'en sortir!
L'ambiance est bonne, on est une douzaine et la solidarité prime, c'est agréable.
Bon, je ne peux pas juger de tout sur seulement 2 jours, mais je sens que je vais globalement apprécier ces 6 prochains mois (sauf peut-être en plein hiver quand il va geler... on en reparlera!).

Je vous ferez partager le quotidien du Jardin tout au long de mes 6 mois de contrat, car je trouve que l'expérience vaut d'être vécue et connue. J'espère que vous suivrez mes aventures...
Je vous dis 'à la semaine prochaine'!
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vendredi 3 février 2012

Mon article sur le blog de Mimile

Cette semaine Mimilie me donne la parole sur son blog La Maison de Mimilie (LMDM).

Loin de mes préoccupations écolo, je vous parle de mon expérience (toute nouvelle) de 'belle-mère'.

L'article c'est par ici : "Belle-mère : un rôle à part"

Bonne lecture et n'hésitez pas à partager votre point de vue ou votre expérience sur la question!
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mercredi 7 décembre 2011

Pâte à tartiner maison : le retour!!


Coucou à tous!
Je suis restée absente un long moment, désolée...

Je reviens avec une recette (pas trop mauvaise, sans me vanter!) de pâte à tartiner... aux SPECULOOS!!

Le fameux petit biscuit à la cannelle est une formidable base de pâte à tartiner. Enfin, à tartiner ou à manger à la cuillère!!

Très facile et rapide à réaliser, ça ne demande pas beaucoup d'ingrédients et c'est très bon.

Prenez :
* 175g de spéculoos (j'ai pris ceux de la marque 'Lotus' mais il en existe d'autres très bons aussi)
* 60g d'huile végétale neutre comme le tournesol ou l'arachide (je ne mets pas de beurre, ça oblige à conserver en permanence au frigo et ça s'altère plus rapidement)
* 40g de chocolat blanc (ça ajoute un petit goût... je ne saurais pas dire de quoi, mais ça adoucit je trouve)
Certains ajoutent du sucre (les biscuits et le chocolat en sont pleins, je ne vois pas l'intérêt, à part rendre la pâte écœurante) et du lait concentré (il n'y en a pas dans les pâtes à tartiner que j'ai acheté et comme je ne suis pas vraiment 'pro-lait' je préfère éviter).

Cassez les biscuits en morceaux et mettez-les dans un mixeur. Mixez par petits coups assez brefs et secouez régulièrement le contenu pour que tout soit relativement bien mixé. Ajoutez l'huile puis le chocolat fondu (ou au moins bien mou) et mixez à nouveau pas trop vite. Plus vous mixez plus la texture devient lisse. C'est une question de goût, moi j'aime bien quand c'est encore un peu 'granuleux'.
Pour faciliter le mixage des biscuits, au début, vous pouvez ajouter une cuillère de maïzena, elle absorbera un peu le gras et permettra une mouture plus fine et régulière.
Voilà, vous pouvez mettre en pot. Je préfère la manger quand elle est fraiche, juste sortie du frigo, mais ça aussi c'est une question de goût.

Si vous avez des variantes à proposer n'hésitez pas.

Bon goûter!
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